Gecamines SA et Lundin Mining au coude à coude pour le sprint final

Depuis la déclaration par Freeport MCMORAN, en mai dernier, de la cession de sa participation dans TFM SA à un groupe chinois « China Molybdenum », la tempête ne cesse de gronder. Déjà au lendemain de cette annonce, le gouvernement de la République du Congo, par son Ministre des Mines, réagissait, qu’il n’était pas au courant d’une aussi importante opération et a regretté de n’avoir pas été associé. Il en est de même de la Gécamines SA, détenant 20% dans l’affaire. D’autre part. Freeport Mc MORAN, confirme avoir informé Lundin mining dans le cadre leur holding TF. Ce qui peut être vrai et faux en même temps.

Droit de préemption ou couverture ?

Dans ce dossier, chacun des acheteurs oppose le droit de préemption comme élément de défense. D’un côté Lundin mining place son droit de préemption au niveau de leur accord dans le cadre de TF Holding basé aux Bermudes. Et pour se faire, il alimente en droit de proposer une offre à Freeport afin de lui racheter ses 70% de sa participation. De l’autre, la Gécamines réclame son droit de préemption dans TFM SA ou elle détient 20% d’actions contre 24% pour Lundin mining et 56 % pour Freeport MCMORAN. Car elle (CGM) estime qu’elle a le droit à proposer une offre à Freeport pour le rachat de ses parts. Et prétendre informer Lundin mining dans le cadre de TF Holding n’est pas correct, car dans les clauses de partenariat privé–public TFM SA, aucune allusion à TF holding n’a été faite en dehors de Freeport et Lundin signataires du contrat. Les dés en sont donc jetés : qui des deux offrira le mieux ?

Lundin mining a jusqu’au 29 septembre pour faire sa proposition, attendons voir !

Supposons que la Gécamines SA trouve gain de cause dans cette opération, plus d’une question : quid du personnel ? comment gérera-t-il l’investissement ? A qui revendra-t-elle son acquisition ? Que fera-t-elle du personnel actuel de TFM ? Le reversera-t-elle dans Gécamines SA pour le soumettre au même traitement que ses agents ? A ce propos, le cas des ex-agents de CMSK déversés dans la Gécamines SA reste un exemple plus qu’éloquent.

Certes les ambitions de la Gécamines SA sont légitimes, mais encore faudra-t-il qu’elle soit à même de garantir tant le développement industriel de l’entreprise que la réussite sociale de son personnel.

Rappelons que Freeport MCMORAN détient une participation effective de 56 % dans Tenke Fungurume Mining S.A, contre 24% pour Lundin mining et 20% pour la Gécamines.

Jideux

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