MINES : Quel avenir pour 2015 ?

A l’orée de l’année 2014, tous les espoirs étaient encore permis. De l’avis de tous les experts, et au vu de tous les paramètres de 2013, la production de cuivre était projetée à près de 1,5 millions de tonnes.

Dans le secteur de communication, la fibre optique était parmi les priorités et elle était très attendue afin d’améliorer le système communicationnel. Le transport ferroviaire, un atout majeur pour favoriser les recoins de nos provinces, attendait sa modernisation. La déserte en eau potable était aussi au programme.

Mais en ce début 2015, les tenants de ces prévisions mirobolantes sont inexorablement amenés à revoir leur copie. Car il apparaît désormais que ce score n’a pas été atteint. Bref, « c’est le départ qui ne part pas », comme disent les mathématiciens. Les discours sont restés une lettre morte.

L’un des facteurs majeurs de cette contre-performance, dans le secteur minier par exemple, s’avère être le déficit criant dans la fourniture des unités de production en énergie électrique. Eh oui ! Encore elle, et toujours elle : l’énergie électrique ! Et on ne le dira jamais assez, c’est le tendon d’Achille du secteur minier en RDC… En effet, presque dans tous les salons et carrefours organisés au pays sur l’exploitation minière en RDC, cette question a été ressassée moult fois. Et dans la foulée, la publication, par le gouvernement, de la loi sur la libéralisation du secteur énergétique avait été vivement saluée par tous les opérateurs miniers, attendant bien sûr les mesures d’accompagnement pour sa matérialisation afin qu’elle soit profitable aux différentes parties prenantes.

Cette année 2015, peut aussi voir la production du métal rouge diminuer suite à la révision par la gouvernement de la république du Code Minier qui ne va plus rassurer aux investisseurs la continuité à poursuivre avec leurs projets. Aux décideurs dans ce domaine de prendre des bonnes et encourageantes décisions.

Certes, des efforts ont déjà été accomplis pour améliorer tant soit peu la situation. Certains signaux permettent même de garder l’espoir. Citons, entre autres, les travaux conjoints de la réhabilitation du barrage de NSEKE, l’acceptation de la RDC comme pays conforme à l’ITIE, sans oublier la ténacité des miniers à produire plus malgré la chute du cours mondial du métal rouge. C’est pourquoi, nous nous faisons le devoir de rappeler aux instances dirigeantes de ne pas s’arrêter en chemin, car nous ne sommes pas encore sortis du tunnel.

Puissent les échecs d’hier servir de leçon, afin que 2015 soit porteuse de fruits durables pour le pays tout entier.

Jean-Jacques KALONJI

 

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