Croissance économique en RDC : Quid du rapatriement des 40% des recettes d’exportations !

Le thème de la croissance économique de la RDC ne cesse de revenir dans les discours de la plupart des dirigeants congolais. Tous les analystes sont d’accord à ce sujet. Le gouvernement congolais en a fait son crédo ; et les institutions financières telles que le FMI ou la BAD, ne sont pas en reste.

De l’avis de tous, cette embellie est en grande partie soutenue par la renaissance du secteur minier. Certes, Il ne fait plus aucun doute. Les signes de ce réveil prometteur sont visibles et se traduisent par quelques chiffres considérés parmi tant d’autres: le taux d’inflation passé de 3 à 1 chiffre soit 1% fin 2013, le taux de croissance de PIB qui se chiffre à 8.1% fin 2013, le volume de production du cuivre qui a avoisiné fin 2013 à environ un million de tonne (984.000 T.).

Donc, direz-vous, tout va bien dans le meilleur des mondes. Que non ! Et c’est là que le bât blesse. En effet ; s’interroge Mines et Industries, à quoi serviraient toutes ces avancées, si elles n’amélioraient pas le vécu quotidien du congolais ?

Comment pourrait-on expliquer ce paradoxe, entre les chiffres et la réalité sociale? Pour nous, le nom respect du code minier pourrait être l’une des causes à l’origine de cette malheureuse contradiction.

En effet, l’article 269 du code minier 2002 précise en son alinéa b que « le titulaire qui exporte les produits marchands des mines est tenu de rapatrier obligatoirement dans son compte national principal tenu en République Démocratique du Congo, 40% des recettes d’exportations dans les quinze jours à dater de l’encaissement au Compte Principal prévu à l’article 267 du présent Code.».

Cette mesure, on s’en doute bien, n’a pas d’autres buts que d’encourager l’injection des devises dans le circuit économique local afin de pourvoir les banques commerciales des moyens pour soutenir l’initiative locale de la PME et par surcroit l’avènement d’une classe moyenne. A ce sujet, soulignons avec Aristote que « Lorsque la classe moyenne est importante, il y a moins de risques de discordes et… »

Et demandons-nous in fine si tous les autres secteurs de l’économie nationale profitent vraiment de cette croissance minière.

Jean-Jacques KALONJI

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *